Nous partageons l'enthousiasme que génère l'écoute des tous derniers arpèges de Todd Terje dans It's The Arps
qui nous rappellent l'amour presque inconsidéré de Jean-Jacques Perrey (il a arrêté ses études de médecine au cours des années soixante pour se consacrer à l'Ondioline, un orgue électronique) pour les élaborations de Robert Moog (un sacré nerd).
Les sonorités souples et chaleureuses de ses synthétiseurs, le tourbillon cosmique d'arpèges à tout-va, le sérieux de la conception et l'humour nécessaire au génie pour traverser les déconvenues financières (Perrey comme Moog n'ont pas toujours su bénéficier de leur propre créativité) ont permis au nouveau genre 'musique électronique' de sortir du cercle expérimental et d'instiller la pop.
Ah Jean-Jacques! Merci que serions-nous devenus sans ton Happy Moog ou ton Moog Indigo?

